L'École Supérieure autrefois
Traditionnellement, on appelait une école de filles «couvent» et une école de gars «collège». Dans les années '50, les choses ont changé dans le monde scolaire à Saint-Georges et on a érigé rien de moins que cinq nouvelles institutions scolaires au cours de cette décennie. On parlait alors d'écoles. Vous avez connu l'École Supérieure qui était situé du côté ouest? (photo 1). Cette école fut érigée en 1952 et inaugurée en janvier 1953. Le contrat de construction fut accordé à M. Rolland Veilleux pour la somme de 232,956$, ce qui coûterait dix fois plus aujourd'hui.
Pourquoi lui a-t-on donné le nom d'«École» alors que ce mot réfère plutôt aux plus jeunes étudiants, ce qu'on appelle aujourd'hui le primaire? Pourtant on y enseignait de la première à la 12e année. De plus, cette école remplaçait le vieux collège (détruit par le feu en avril 1953) qui était situé au bas de la même rue. Probablement pour éliminer la distinction entre les gars et les filles. École est un terme plus neutre qui englobe les deux. On changea le nom le nom de l'école Supérieure le 28 septembre 1964 pour lui donner le nom d'«École Dionne» (photo 2). C'était en l'honneur de Ludger Dionne, un important bâtisseur de notre ville au siècle dernier (photo 4). À l'origine, en 1953, le nom de l'école était écrit en grosses lettres sur l'édifice (comme on le constate à la photo 1). À première vue, quand on regarde la photo 2, on se demande pourquoi on n'a pas écrit le nom ÉCOLE DIONNE de la même façon. J'ai agrandi la section centrale de l'immeuble à la photo 3, et alors on réalise que le nouveau nom a bel et bien été écrit sur la façade, mais en caractères plus petits.
J'ai fréquenté cette école pendant 7 ans, de 1953 à 1959. Saviez-vous qu'il y avait une petite chapelle du côté de la résidence des Frères, à droite de l'immeuble (photo 5). Elle était minuscule car elle ne servait qu'aux Frères (de la Charité).
Dehors, à l'arrière de l'édifice, il y avait une grande cour de récréation. En hiver, les Frères aménageaient une patinoire. Ce sont eux qui installaient les bandes et entretenaient la glace avec l'aide des élèves. Cette patinoire était ouverte au public, de sorte que des gens de tout âge pouvaient aller s'y amuser. Voyez une photo probablement prise au cours d'une fin de semaine, car les jeunes sont nombreux à y patiner (photo 6, du 5 mars 1957). De beaux souvenirs, j'étais peut-être parmi ce groupe car j'y allais souvent.
Sur la photo suivante, prise dans la cour en direction de l'école, il semble s'y dérouler une partie plus importante, opposant des adultes, dont l'un des opposants porte un chandail affichant le nom de St-Georges (photo 7). On semble y tenir la mise au jeu officielle. De nombreux spectateurs sont debout tout autour sur les bancs de neige. Remarquez les noms de plusieurs commerçants de la ville sur les bandes.
Ces deux écoles (Dionne et Mgr Beaudoin) existent encore et ont toujours été bien entretenues. Des milliers de géorgiens les ont fréquentées dans leur enfance. Ce sont des institutions qu'on n'oublie pas.
Photos 1 et 5du fonds Claude Loubier. Texte et recherches de Pierre Morin.