Aujourd’hui, on manque de mots.
Encore.
Encore une femme tuée.
Encore des vies brisées.
Encore des proches laissés dans l’incompréhension, la colère, le deuil.
Nous n’avons pas fait de sortie publique ces derniers jours.
Pas par indifférence.
Par épuisement. Par tristesse. Par découragement profond.
Parce qu’il est lourd, à force, de dénoncer toujours les mêmes violences.
Lourd de constater que les féminicides se succèdent pendant que les réponses restent insuffisantes.
Lourd de voir que la violence envers les femmes continue d’être traitée comme une fatalité plutôt que comme un enjeu collectif urgent.
Nous sommes en colère.
Nous sommes tristes.
Et nous sommes profondément indignées.
Chaque féminicide est un échec social.
Un échec de prévention, de protection, d’écoute, de volonté politique.
Nous pensons aux victimes.
À leurs familles.
À toutes les femmes qui vivent encore dans la peur.
Et malgré la fatigue, malgré le découragement, nous refusons de nous taire.
Parce que se taire, c’est laisser croire que c’est normal.
Et ça ne le sera jamais.